Le maire de Montebello, Martin Deschênes a annoncé lors de la séance du conseil, mardi soir, que la Municipalité a été acceptée dans le cadre du Programme d’entente en patrimoine du ministère de la Culture et des Communications.
Le montant de 387 000 $ devra servir exclusivement à la réparation et non à la transformation de l’église Notre-Dame-de-Bonsecours.
«On veut montrer à la population qu’on fait notre effort pour l’utiliser», lance M. Deschênes.
Au cours des dernières semaines, le conseil municipal et le comité dédié à sa remise en valeur ont rencontré Jean Dallaire, l’architecte et auteur du carnet de santé.
«Des interventions mineures restent nécessaires, mais l’état général du bâtiment est rassurant et nous permet d’envisager une utilisation progressive et sécuritaire.»
— Martin Deschênes, maire de Montebello
Le chauffage et la ventilation sont déjà en fonction, et dès ce printemps, la restauration des fenêtres ainsi que des travaux de maçonnerie seront entrepris pour garantir l’isolation et la pérennité de l’édifice.
Sur le projet de restauration qui coûtera, en tout, 658 000 $, la Municipalité devra absorber un montant de 258 000 $ pour ces travaux, une somme qu’elle a déjà dans ses coffres, souligne le maire.
«On a déjà une réserve financière qui a été gardée pour le projet de l’église, affirme M. Deschênes. Est-ce qu’on va tout le prendre dans la réserve ou une partie en emprunt ? Ce sera une décision administrative.»
Une deuxième restauration
Lors de son premier mandat en tant que maire de Montebello, de 2017 à 2021, M. Deschênes avait déjà entamé une restauration complète de la même église.
En 2020, la structure du lieu de culte avait besoin de plusieurs réparations majeures et « avait été entièrement rénovée », avait affirmé M. Deschênes au Droit, à l’époque.

Les travaux de restauration de la structure et de l’enveloppe du lieu de culte, évalués à un million de dollars, n’ont pas mené une requalification de l’immeuble depuis.
Selon lui, le projet n’a pas avancé pendant le mandat de l’ex-mairesse Nicole Laflamme.
«Il n’y a même pas une fenêtre qui a été changée en quatre ans», lance-t-il.
Maintenant qu’il est de nouveau maire, M. Deschênes aimerait que la population puisse utiliser l’espace à son plein potentiel, dès que possible.
Projet de transformation
Pour ce qui est du projet de transformation, «ça va dépendre de l’argent», lance M. Deschênes.
«Si jamais il y a une enveloppe qui s’ouvre pour la transformation, il faut être prêt», précise-t-il.
Le comité citoyen dédié à la transformation de l’église est déjà à l’œuvre pour préparer la prochaine étape et réfléchir à sa vocation future.
Rappelons qu’à l’époque, la Municipalité avait convenu d’un partenariat avec le Centre d’action culturelle de la MRC de Papineau, afin que ce dernier s’installe dans l’église Notre-Dame-de-Bonsecours. Ainsi, la Municipalité avait acquis l’église de la fabrique dans le mais d’une requalification en lieu communautaire et culturel.
«Le nouveau comité va se pencher sur les réels besoins actuels de la population pour savoir ce qu’on fait avec l’église», affirme M. Deschênes.
Restauration de l’orgue Casavant
La remise en service de l’orgue Casavant datant de 1903 est également envisagée. Fabriqué par Casavant Frères, une entreprise québécoise de renommée internationale spécialisée dans la fabrication d’orgues depuis la fin du XIXᵉ siècle, l’instrument représente un important héritage musical.
L’instrument pourrait contribuer à redonner vie à l’église, notamment par la tenue de concerts, de récitals ou d’activités culturelles ouvertes à la population. La Municipalité lance également un appel aux joueurs d’orgue afin qu’ils s’identifient pour d’éventuelles activités à venir.
